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jeudi 12 janvier 2012

HYT & la Clepsydre



Chers Confédérés,

Vincent Perriard remet au gout du jours un technique horlogère ancestrale ; la Clepsydre.

Ce sont les Grecs qui améliorèrent la précision de la clepsydre vers -270. En raison de la baisse du niveau de l'eau, la pression à la sortie du bol se réduisait et le débit avec elle. Cela occasionnait une perte de précision. Les Égyptiens remédièrent à cela en graduant en conséquence les bols en fonction du niveau. Ils avaient également utilisé des bols en forme de cône, pour atténuer le problème de la pression. Mais la précision n'était toujours pas assez bonne. Pour maintenir la précision, il faut que le débit en sortie soit constant. Pour cela, l'inventeur grec Ctésibios imagina un système utilisant le principe des vases communicants et de la soupape. Il réussit ainsi à maintenir le niveau de l'eau.

Merci encore à Gregory Pons pour sa vigilance et sa culture horlogère.




Clepsydre contemporaine, Musée Noria, l'espace de l'eau (Saint-Jean-du-Bruel).

lundi 5 décembre 2011

Romain Jêrome : la petit marque qui change, qui change...


Chers Confédérés,

voici une marque qui s'est construite dans le "limite", le "bord cadre", et on ne voyait pas où cela pouvait amener à moyen et long terme. Manuel Emch, nouveau CEO et DA a travaillé une nouvelle identité visuelle Pop, drôle et second degré. Il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de cigarette entre la direction artistique marketing produit et la communication, ce qui parait assez naturel dans l'absolu, mais assez rare dans l'horlogerie pour être notée.  Ainsi, on trouve des produits très conceptuels comme le modèle Space Invaders aux côtés des modèles historiques Titanic, qui ont été intelligemment dédramatisés par une communication très "cliché" année 50.

Manuel Emch nous déroule un imaginaire artistique et une lecture historique très personnelle, drôle et assez plaisante...
On attend la suite avec gourmandise !


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mardi 22 novembre 2011

Intégrité remarquée (et remarquable) pour ce GPHG 2011 ?



Réunion du Jury du Grand Prix d'Horlogerie de Genève. Pour la première fois, les choix de cette assemblée présidée par Greubel et Forsey ont fait l'unanimité, balayant les soupçons de copinag qui sont en général la règle dans ce type de manifestation.


Il n'en demeure par moins que la finalité de ce type de manifestation vitrine et de rendre compte de la vitalité de l'horlogerie Suisse et les enjeux sont énormes. Tellement énorme que la présidente de la Confédération est venue en personne signifier l'attachement du Conseil Fédéral à l'industrie Horlogère.


En savoir plus sur le détail de la Manifestation :
http://w1p.fr/41698

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dimanche 28 août 2011

Zep & Jaeger Lecoultre : une Reverso inattendue !



Chers Confédérés,

Si il y avait deux univers qui semblaient a priori opaque, c'est bien celui de Zep et celui de la célèbre marque du Sentier (vallée de Joux) Jaeger Lecoultre.

Le travail réalisé par les deux protagonistes est assez réussi. Est-ce un coup ou un nouveau virage stratégique ?
Rappelons que Biver avec son modèle Hublot, multiplie les partenariats pour des séries limitées suscitant ainsi l'intérêt des collectionneurs. La stratégie pour Hublot se révèle extrêmement payante.

Les connaisseurs de Haute horlogerie orientent en général leur collection sur deux axes : soit ils se procurent toutes les pièces ayant la même complication, ou soit tentent d'acquérir une pièce par complication (chrono, phase lune. QP, etc..).

Nous verrons si la collection de séries limitées intéressera les publics avertis.

Cette pièce JL nous confirme aussi une tendance nouvelle, celle de l'association de marques de luxe avec des univers grand publique. C'est encore J-C Biver, le célèbre télé-évangéliste horloger, qui a ouvert la voie en associant l'image d'Hublot au Football.


mercredi 17 août 2011

Gérald Genta : les moustaches facétieuses de l'horlogerie


Chers Confédérés,

juste un petit post pour vous annoncez la mort du maître Gerald Genta. Il fut le premier à introduire la notion de design dans l'horlogerie. On lui doit la plupart des succès horlogers des annéees 70/80, tel la Royal Oak, la Nautilus, l'IWC engénieur ou encore l'overseas.

Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'il a construit une partie de sa fortune sur la conception de pièces érotiques qu'il vendait exclusivement au Sultan du Brunei.

Quand il crée sa propre marque, le mur de Berlin vient de tomber, et l'Europe vit une période d'Euphorie Pop.
Il dessine alors des montres automatiques Mickey et les propose au même titre que d'autres pièces de haute horlogerie. Le succès est immédiat et le carnet de commande se remplit. Il est un des premier à travailler la complication heure sautante / minute rétrograde qui sera plus tard l'identité mécanique de la marque sur laquelle s'appuiera Gerald Roden, nouveau CEO de la marque.

en 1998, il quitte sa marque et s'intalle à Monaco. Il se consacre désormais uniquement à la peinture.
Quelques années plus tard il tente un come-back et lance une deuxième marque Gérald Charles (de son deuxième prénom). Mais les collections se succèdent et ne rencontrent pas leurs publics.

Le Génial Biver, qui s'est toujours défendu de s'être fortement inspiré de la Royal Oak pour la conception de la boîte Hublot, fait pourtant appel au maître pour créer une collection "Hublot by Genta". Problème, Gérald Genta a un caractère bien trempé et un égo tout aussi dimensionné que le bouillant CEO d'Hublot. L'aventure Biver/Genta tourne court.

Je l'avais recroisé au SIHH sur le stand d'AP, un chef produit lui lançait "mais oui, mais oui, on va refaire des grands projets ensemble, on se rappelle, on se rappelle". Personne ne l'a jamais rapellé, mais le vieux designer à la célèbre moustache était heureux de se trouver de nouveau au cœur du temple de la Haute Horlogerie. 

Passer sa vie à décompter le temps, ne rend pas encore immortel, et les calendriers malgré ce que l'on croit ne sont jamais perpétuels.

Merci encore pour tout et que les moustaches facétieuses de l'horlogerie reposent en paix au côté des Brassens, Dali et consorts.

Gérald Genta n'est plus




Chers Confédérés,

juste un petit post pour vous annoncez la mort du maître Gerald Genta.

lundi 20 juin 2011

Maybach et de Grisogono



Chers Confédérés,

voici que la marque Maybach a confié la décoration d'une voiture à Fawaz Gruosi, directeur artistique et fondateur de la marque de Grisogono. Ce modèle de la Maybach 62 S  a été présenté à Cannes en marge du Festival.

D'habitude, ce sont les logos des marques de voitures qui ornent les cadrans des montres (Porsche Design, Carrerra Tag heuer, Panerai Ferrari, Breitling for Bentley...) et jamais l'inverse.
Une nouvelle démarche créative, certes un peu voyante mais originale, signé Fawaz Gruosi.

Plus de détails

lundi 14 février 2011

Patrimony world timer : quand la fonction est belle !



Chers confédérés,

voici une belle pièce d'horlogerie qui n'est pas un énième relookage, mais une vrai reflexion esthétique sur la fonction World Timer. Le film est bien fait car il explique de manière claire cette complication avec ça et là de belles évocations du voyage.

La complication “Heures du Monde” fait un retour remarqué dans les collections Vacheron Constantin. Le modèle Patrimony Traditionnelle Heures du Monde abrite le nouveau calibre 2460 WT estampillé Poinçon de Genève. Ce nouveau mouvement mécanique à remontage automatique se distingue par sa capacité à indiquer les 37 zones horaires mondiales – y compris les fuseaux décalés d’une demi-heure ou d’un quart d’heure par rapport à l’heure UTC.

Quand Hublot pédale à Ski

Chers Confédérés,

comme vous le savez sans doute, Hublot a annoncé en grande pompe "que la marque genevoise (qui a en fait son siège à Nyon à quelques 35 km de là dans un autre canton) serait le chronométreur officiel des championnats du monde de ski alpin".

Et patatra, horreur aucun des panneaux en bas des pistes ne fonctionnent ! Certains compétiteurs ont appris leurs scores depuis le haut-parleur de la cabine des juges.

Pour ne pas être tenu responsable de ce dysfonctionnement, Biver vend la mèche sur la réalité de cet accord de partenariat. Il n'est pas le chronométreur effectif de la compétition, mais simple sponsor. Le télé-évangéliste horloger rétro-pédale et avoue un peu honteux qu'il s'est fait imposé par la fédération son prestataire en terme de chronométrie.

Etrange que l'attitude du comité d'organisation que de choisir un chronométreur officiel horloger pour sous-traiter le chronométrage réelle à une autre société, et de ne rien dire à personne.

Pour résumée, Hublot Genève qui est en fait à Nyon est le chronométreur officiel sans chronomètre des vrais championnats du monde de ski qui ont choisi un mauvais prestataire chronométrique, mais un très bon faux chronométreur, vous suivez ?

La Confédération Créative à HEC Genève



Intervention de Maxime GUER, Creative Manager à la Confédération Créative dans le cadre du Master Création du Luxe et Métiers de l'Art.

Chers Confédérés,

Un grand merci à l'équipe de Nadège Sougy de la formation Luxe et Métiers d'Art ainsi qu'à la promotion 2012  de m'avoir permis de confronter mon expérience professionnelle à un auditoire tout à fait réactif.

Une formation concrète, un espace de liberté où j'ai pu développé un discours personnel sans concession et sincère sur la communication et l'industrie horlogère, comme je le fais sur ce blog depuis près d'un an.

Un grand merci pour votre écoute, auditeurs et lecteurs.

mercredi 2 février 2011

Raymond Weil passe le pas

Chers Confédérés,

une bonne nouvelle pour le Web et le luxe : Raymond Weil ouvre sur son site sa boutique en ligne.
Et c'est vrai que l'on se demande pourquoi les marques peinent à passer le pas.

Tout le monde sait que 95% de l'information horlogère passe par le web. Twitter, Facebook, chrono24, Worldtempus, la côte des montres, sont les lieux les plus visités par les afficionados. Alors si l'information sur internet est jugée plus crédible que dans la presse spécialisée, pourquoi ne pas y proposer une boutique ?

De plus, la disponibilité d'un internaute pour un achat seul sur son ordinateur égrainant les pages d'un site est excellente, qu'en pensez-vous ?

vendredi 21 janvier 2011

Geneva Time exhibition, y être ou pas ?



Chers Confédérés,

après le SIHH, me voici au Geneva Time exhibition, le "off" du SIHH qui regroupe les marques indépendantes. Le problème, c'est que ce n'est pas le salon des marques indépendantes mais la foire d'empoigne des petits projets horlogers.

Tout le monde est là pour vendre, mais personne pour acheter ou même simplement regarder. Les uns vendent leurs expertises, les autres se prennent pour de grands CEO sur leurs stands de 6m2 assis sur des chaises en plastique, le regard profond et l'œil lointain.

A part Ressence, qui a quelques choses à dire, quoi de nouveau dans l'horlogerie ?

Pour moi, Geneva Time exhibition est à l'horlogerie, ce que le salon du tuning est à l'automobile, un truc limite mauvais goût.

On y croise aussi un tas de "Dick Rivers de l'horlogerie" qui balladent dans des allées mal agencées, leur gloire des années passées.
Je ne citerai ni marque ni personne, mais vraiment j'y étais très mal à l'aise !!!

Je déconseillerai donc d'y prendre un stand. En revanche, la maison Custos comme d'autres ont été plus avisé d'investir un endroit comme la Réserve et d'organiser un service de Transfert avec le SIHH et le GTE.

Save the Planet, arrêtez de lire la presse horlogère


Chers Confédérés,

je sors du SIHH de Genève et j'ai décidé de repartir les mains vides sans la moindre revue pourtant mis à disposition gratuitement à la sortie du Salon.

Je préfère la forêt amazonienne à la complaisance.
En effet, 300 tonnes de papiers imprimés proposent au chaland une trentaine de titres lamentables, une ode au copier/coller, à la paresse, à la compromission.

Honte à la presse horlogère !
Elle sait que bon nombres de marque comme Jaeger, n'ont rien proposés d'exceptionnel cette année. Au lieu de le dire simplement, les courtisans ont tous écrit "la marque se recentre autours de ses valeur et de son histoire". Bullsheet !

Amis journalistes, Ben Ali est tombé, réveillez-vous, sortez de la complaisance, arrêtez de parader avec des montres de marques dans les cocktails mondains et FAITES VOTRE BOULOT !!!!!!

vendredi 7 janvier 2011

Reverso, c'est quand même pas mal !



Chers Confédérés,

c'est un bel anniversaire que celui de cette montre exceptionnelle qui tire les ventes et qui fait le succès de la manufacture du Sentier.

Un concept simple, une belle histoire – celle des joueurs de Polo des Indes Britanniques – une marque de prestige, la patine du temps... Bref tous les ingrédients d'une montre mythique !

Pour couronner le tout, JL nous offre une magnifique expo virtuelle et réellement interactive car elle permet à tout heureux possesseur d'une reverso de la proposer en exposition sur le site. Vous pourrez aussi découvrir l'ensemble des productions Reverso.

Bonne visite

Site de l'exposition REVERSO

Bonne année horlogère 2011



Cher Confédérés,

nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2011, qu'elle soit pour vous une année d'inspiration et créativité. Qu'elle soit aussi porteuse de succès et de réussite.

Pour commencer cette année, une petite perle de Van Cleef et Arpel aperçue sur le site Business Montre.
Cette montre pour femme est extrêmement intéressante, car elle allie, féminité, fantaisie, sobriété, tradition, savoir-faire horloger et narration.
Ce garde-temps de la nouvelle collection 2011 consacrées aux voyages extraordinaires de Jules Verne illustrent la pièce  Cinq semaines en ballon du grand livre.

dimanche 24 octobre 2010

Enquête : les Patrons Dans l'Horlogerie 2/2





DE JEAN-CLAUDE A BIVER

Genèse
Jean-Claude voit le jour dans le grand Duché du Luxembourg, dont il est toujours citoyen. A 10 ans, il vient s’installer avec ses parents en Suisse et va en pension à Saint Prex. Il poursuit ses études à Morges, puis à HEC Lausanne.

C’est à  l’occasion d’un stage Chez Audémars Piguet, qu’il va découvrir sa véritable passion, celle de l’Horlogerie. Georges Golay CEO d’AP, va l’initier à  tous les métiers de l’horlogerie (le Design, l’assemblage, le marketing, les achats) ainsi qu’à son terroir ; la vallée de Joux.

Fort de cette première expérience, et doué d’une impatience salutaire, il décide de racheter à Nicolas Hayek BlancPain pour une boucher de Pain en 1983.
Alors que le monde entier se met à l’heure du quartz il lance un concept simple pour relancer sa marque, qui n’est à l’époque qu’une coquille vide : «Since 1735 there has never been a quartz Blancpain watch. And there never will be». Audacieux pari.

Il mise tout sur le modèle emblématique de la marque, la célèbre montre de plongés Fifty Fathoms. On a ici une constante en terme de marketing produit chez Biver, celui de la montre sport comme produit emblématique. Le succès de la marque est fulgurant puisque Swatch group décide de racheter la marque à Biver pour 43 million de dollar, alors qu’il l’avait acquis quelques années plus tôt à 22 000 dollars.

Actionnaire minoritaire, Biver reste néanmoins aux commandes de la marque et est alors approché par le grand gourou du marketing au Swatch Group Fritz Amman.

Celui-ci lui propose de rentrer dans son équipe pour relancer la marque Oméga, qui peine à se positionner par rapport à son concurrent Rolex. Oméga est même dans les années 80 un motif de plaisanterie en Suisse.

Biver accepte cette nouvelle mission et propose des concepts originaux qui vont se révéler judicieux.

Il propose de faire d’Oméga une marque de Star, pour ce faire, il investit tout d’abord dans le placement de produit avec James Bond et prend donc la succession de Rolex dans la série culte. Fort de ce succès il signe des contrats d’ambassadeurs avec Cindy Crawford, Michael Schumarer et Pierce Brosnan. Après dix ans de présence au marketing d’oméga, les ventes ont triplés.

Les aventures BlancPain et Oméga ont épuisées Jean-Claude Biver qui décide de prendre une année sabbatique dont il ne reviendra jamais.



L’AVENTURE HUBLOT

Les fondamentaux du marketing Hublot

De retour sur la scène professionnelle, il rachète la petite marque Hublot à son créateur Carlo Crocco. fils d’horloger italien. D’après Biver, c’est à son créateur que l’on doit la stratégie mono-produit et le concept de la fusion. Le Caoutchouc, matériel pourtant bas-de-gamme, interpelle Crocco. Il décide d’en faire usage pour ses bracelets ainsi que de l’or pour ses boîtiers. De l’association de ses deux matières, naîtra le discours marketing Hublot : la Fusion.

De nombreuses marques comme Breguet, Audémars Piguet, Corum, Panerai, lance en même temps qu’Hublot des montres de luxe avec un bracelet en caoutchouc.

Cependant, il n’échappe pas à J-C Biver, que le caoutchouc pour ces marques n’est qu’une option de bracelet. Personne ne pense à faire de cette association de matière un fondamental d’une gamme de produit. Les marques propose ainsi leur garde-temps avec 2 bracelets, un en cuir, l’autre en caoutchouc.

Biver perçoit aussi qu’une nouvelle catégorie de millionnaires se constitue. Celle-ci, issus en grande partie des pays émergents, n’a pas le même type de consommation que ces paires américains ou européens en terme de produits de luxe. En effet, peu au fait de l’étiquette de la bourgeoisie traditionnelle, ils affichent sans complexe leur réussite et ne se plient pas au protocole des marques de luxe installées. Certains seront même mal à l’aise dans les univers établis et préféreront des ambiances plus populaire, plus sport, moins guindées.

Biver comprend vite que pour cette nouvelle cible, l’argument du savoir-faire traditionnel, du tourbillon, des terroirs horlogers, de la formation, n’est pas du tout adapté. De plus cette cible aime afficher sa richesse avec ostentation.

Pour BlancPain en pleine mode du quartz, il avait communiqué sur le fait que sa marque serait le chantre du mouvement automatique. Pour Hublot, il concocte pour sa cible un message simple : la Fusion et un seul design produit. Biver se concentre sur les fondamentaux de Crocco et balaye tous les autres argumentaires de vente.

Vous avez dit horlogerie ?
On ne peut cependant pas éluder le discours technique. Mais au lieu de parler à ses clients de Côtes de Genèves, d’ancres, de balanciers, d’anglage à la main, de microbillage, de masses oscillantes pour justifier le prix d’une machine horlogère, Biver simplifie le discours pour que celui-ci reste dans le même registre que la fusion des matériaux. Il parle d’âme, d’amour pour évoquer la part de technicité et de travail à la main propre à la haute horlogerie.


Le Design Hublot
Il consolide le design de sa montre en s’inspirant fortement de la Royal Oak d’Audémars Piguet. D’ailleur, quand son mentor Georges Golay , patron d’A.P. découvre le nouveau design d’Hublot Celui-ci «tombe de sa chaise».
La similitude entre les des montres est évidente : la boîte est composée d’une pièce unique intégrant les cornes et une lunette en métal est vissée sur le cadran.

Biver se défend de toute copie. Pourtant, en 2007, il fait appel à Gerald Genta, le concepteur historique de la Royal Oak pour décliner ses produits.

Notre patron de choc se met totalement au service de sa marque et s’intronise ambassadeur Hublot. Il synthétise ses positions marketing et son nouveau design dans un garde-temps : la BigBang. Ce concept simple et évident – or et caoutchouc –, décliné sur un boîtier imposant de 45mm correspondant tout à fait à la nouvelle cible identifié par Hublot.


La quête de Notoriété

Le Flux
Afin de développer la notoriété de la marque, Biver va faire feu de tout bois.
Il va très vite intégrer la notion de bruit médiatique et lance la Hublot TV. Afin de créer du contenu pour irriguer ce canal, il va multiplier les séries limités, les partenariats et les participations aux oeuvres de charité. Il apparait en tant qu’ambassadeur de la marque  au côté des peoples tels Jennifer Lopez, U2, Depeche Mode Garou, Maradona, etc...


Le Football
Mais son coup le plus gonflé, est d’avoir osé associer la haute horlogerie et le luxe au sport le plus populaire du monde : le Football.

Néanmoins, le Football selon Hublot est emprunt de religiosité et de sacré. Ces attributs sont conformes aux canons du marketing du luxe.
Il sera partenaire de la plus célèbre équipe d’Europe, le Manchester United. Pour officier, il convient d’avoir un maître de cérémonie, un demi-Dieu, qui fait l’objet d’un culte dans son propre pays : Diego Maradona. Il aurait pu choisir Pelé mais celui-ci est aujourd’hui un sage, un ascète pas du tout flamboyant. Le bouillonnant Maradona est une vraie star, un homme de l’excès comme peuvent l’être les nouveaux milliardaires des BRIC, la cible originelle de Hublot. Après avoir une religion, celle du Football, et son Dieu Maradona, il fallait à Hublot une grande messe : la coupe du monde 2010. Grand Succès pour la marque Genevoise : Hublot se fait connaître à quelques 700 millions de spectateurs ! De plus Maradona avec ses deux imposants gardes-temps (un à chaque poignet) fait un placement de produit impeccable à chaque geste filmé lors des match de l’équipe d’Argentine dans la dramaturgie de la compétition.



Hublot à la recherche d’une légitimité horlogère

Etre reconnue par une typologie de cible, c’est bien, mais pour Biver, cela ne suffit pas. Il faut aussi être reconnu par ses pairs. Biver va donc opérer en deux temps.
Il ne peut revendiquer ni une histoire, ni un terroir (Hublot-Genève à son usine à Nyon VD). Il ne peut pas non plus revendiquer une technicité, n’étant pas une marque d’Horloger à proprement parler comme Daniel Roth ou Greubel & Forsey.
Biver va donc dévier le discours et cela sera bougrement efficace.
Pour ne pas donner dans un registre trop complexe ou élitiste, au lieu de se revendiquer d’un terroir de production, il se positionne dans le folklore. Au lieu et place de l’austère manufacture pluri-centenaire jurassienne, il s’affiche bon teint en tenue traditionnelle fribourgeoise sur un chemin de montagne entouré de vaches et effectue chaque année son pèlerinage en légitimité Helvétique : la Désalpe. Il va aller plus loin en achetant une ferme qui produira un fromage qui sera servit en dégustation exclusive à tous les événements Hublot. Plus personne ne pourra faire un procès en Helvétitude à Hublot. Marque Bling Bling certe, mais Suisse jusqu’à la croûte de son fromage.



Cependant, il faut aussi donner une dimension technique à la marque. Biver aborde Alinghi et signe un contrat de partenariat exclusif. Hublot sera donc associé à la victoire de la technicité Suisse sur le monde de la voile traditionnelle, comble du comble pour un pays n’ayant aucune façade maritime. Hublot et Alinghi rentre dans la légende et leurs histoires se confondent.

La crise de 2008 va servir à Hublot, la pièce qui lui manquait pour asseoir définitivement sa légitimité horlogère : la faillite de BNB, le prestigieux fabricant de mouvements. Ce symbole de l’indépendance au Swatch Group,  ne peut plus faire face aux défections de ses clients et dépose le bilan. Biver va racheter l’entreprise une bouchée de pain, va licencier plus de la moitié des horloger et va se présenter comme le sauveur de l’industrie horlogère indépendante.

On peut s’interroger sur la crédibilité du nouveau chantre de l’industrie horlogère indépendante qui dans le même temps revend Hublot à LVMH et recommence la belle opération qu’il avait fait avec BlancPain. Il garde les rennes de la sociétés, et continue inlassablement à faire d’Hublot une marque sur laquelle il faudra désormais compter dans l’Olympe de la Haute Horlogerie Suisse.


CONCLUSION

Hublot a aussi investit dans d’autres domaine que le football comme par exemple le Polo, sport par excellence de l’Intelligentsia Financière mondiale. Hublot devient le partenaire du plus célèbre match de Polo Européen dans le très select Polo Club de Paris. Cependant,  stupeur. Sur le film de l’événement il y a un grand absent ; Jean-Claude Biver. Celui qui apparaît partout avec Maradona, Bono, Garou ou avec un fermier vaudois et ses vaches, est absent.

L’infatigable télé-évangéliste horloger, toujours prompte à convertir à Hublot tout amateur de Haute-Horlogerie aurait-il raté une occasion incroyable de s’adresser à la cible traditionnelle de consommation de produits de luxe ?

Peut-on  vibrer en communion avec la planète à l’occasion de la coupe du monde de foot et s’afficher comme maître de cérémonie au bal des puissants ?
Au vue du parcours de JC Biver, j’aurai sans hésiter répondu oui.  Car à l’heure de la fin des Blingblings, il conviendrai de s’adresser aux dynasties industrielles et d’être inscrit au plus vite au registre des fournisseurs officiels de la cours.

Biver n’a pas fait ce choix, et va donc suivre et accompagner ses «fidèles ex-blingbling» dans  la jungle de l’horlogerie d’après-crise. Après les années d’or et de diamants, Hublot les initiera à la maturité horlogère. Les nouvelles gammes Hublot se font plus discrètes, les diamètres des boîtiers passent de 45 à 42, voir 40 mm. L’époque de la «one million dollars» semble donc bel et bien révolue. De là à diffuser du contenu écrit sur son site, il n’y a qu’un pas que la marque n’a pas encore franchie. Le flux sans fin de la «Hublot TV» continue.

Le Biver de l’après-Crise se présente au média moins Blingbling, moins people, plus accessible, en empathie, très proche des gens, de la nature et de son terroir. Alors qu’il fête ses soixante ans, il parle de retour aux sources, de vrais valeurs, comme la famille l’amitié le vélo et le bon vin. Il reçoit parallèlement le prix Gaia 2010 en récompense pour sa carrière d’homme d’affaire.

Dans une interview récente il présente même à un journaliste sa collection de montres personnelles où Patek Philippe tient bonne place.

Encore une stratégie pour inscrire durablement Hublot dans les valeurs sûres de l’après crise, ou est-ce l’expression d’une authenticité qui peut désormais se vivre au grand jour ?

Nouvelle Série limitée Panerai : décevante



Chers Confédérés,

C'est dommage, Panerai, marque d'avant-garde à de nombreux titre est en train de se recroqueviller sur ces fondamentaux, et tente une timide évolution :  offrir un enième modèle en céramique. La belle affaire !

Chanel, puis Hublot, puis Hamilton, puis Dior, etc... l'a fait, à quoi bon le faire ?
Notons tout de même les prouesses du calibre P 2003 avec ses 3 barillets et ses dix jours de réserve de marche.

L'année dernière Panerai nous a fait rêvé avec sa Radiomir Lo Scienziato. Espérons un peu plus d'audace pour le SIHH 2011.

vendredi 22 octobre 2010

Francophonie et montres chics. Quand la Suisse gâte ses invités


Chers Confédérés, 

"Rompant avec la tradition des sommets de la francophonie, les autorités helvétiques n'ont pas hésité à faire appel à des sponsors pour compléter leur budget de 30 millions de francs suisses devant financer la rencontre sous haute surveillance.

Si c'est une première pour la francophonie, le recours à des partenaires privés pour ce genre d'évènement est une pratique courante dans la Confédération helvétique, explique Johannes Matyassy, directeur général du 13e sommet.

"C'est quelque chose que l'on fait toujours, une collaboration considérée comme normale en Suisse", ajoute-t-il faisant valoir que Berne voulait rendre l'événement plus ouvert en associant non seulement la population mais aussi l'économie.

Parmi les entreprises qui ont répondu à l'appel, l'horloger Hublot a confectionné spécialement 80 montres pour le sommet. Ces pièces uniques seront offertes aux chefs d'Etat et de gouvernement ainsi qu'aux responsables des délégations logés au somptueux Montreux Palace."




jeudi 21 octobre 2010

Camarades, investissez !!!

Chers Confédérés,


Elite Advisers lance Precious Time, un fonds qui investit dans les montres de collection !
50% des actifs du fonds sera investi en montres Patek Philippe, 30% en montres Rolex, Breguet, Audemars Piguet, Vacheron Constantin et Cartier...

Dans un contexte de forte croissance pour les valeurs du luxe, Elite Advisers lance un fonds dédié aux montres de collection.

Selon les co-fondateurs Miriam Mascherin et Michel Tamisier, le contexte est porteur. Le marché global des montres est estimé à environ 25 milliards d’euros par an, incluant aussi bien les montres de collection que les montres contemporaines. Le marché des montres de collection pour Patek Philippe, Rolex, Audemars Piguet, Omega et Cartier représente, lui, 5 milliards d’euros par an. En 2009, l’Asie a représenté le plus gros débouché des exportations horlogères helvétiques, elle a été la destination de 48% de la valeur totale exportée par la Suisse. Le marché des montres de collection attire de plus en plus les nouveaux amateurs asiatiques ou russes.

Les montres d’époque restent encore aujourd’hui un produit rare, exclusif et tout à fait unique. Ainsi l’objectif de Precious Time est-il de constituer un portefeuille comprenant environ 400 montres regroupant à la fois des pièces de collection uniques et des montres contemporaines produites en série très limitée.

« Ce sont précisément des modèles plus rares, d’une grande complexité et de provenance historique intéressante que Precious Time entend intégrer dans son portefeuille. Les collectionneurs sont à la recherche de ces objets qui résistent au temps et qui sont de véritables alternatives d’investissement » explique Alfredo Paramico [1], gérant du fonds.

Precious Time s’attachera aussi à diversifier les risques. « Nous investissons dans des pièces contemporaines de grande valeur, éditées en séries limitées mais surtout dans des montres de collection, comme par exemple de rares Patek Philippe. Par ailleurs, pour faire face aux éventuelles demandes de rachat, nous investirons aussi dans des modèles plus courants convertibles rapidement en liquidités » précisent Miriam Mascherin et Michel Tamisier.

L’allocation type du portefeuille est la suivante :
 Patek Philippe 50 %
 Breguet, Rolex, Audemars Piguet, Vacheron Constantin, Cartier 30 %
 Montres contemporaines d’exception 10 %
 Liquidités 10 %

Découvert sur la toile Par Hank Boomer J

Bulgari remercie Jean-Marc Salemi



Chers Confédérés,

Bulgari devrait remercier Jean-Marc Salemi, car grâce à lui, elle a obtenu un prix horloger (grande première pour la marque italienne), celui de la montre de l'année.

Malheureusement, Salemi a été passé en perte et profit lors de la digestion des marques Roth et Genta par le groupe romain.

Les designers horlogers travaillent à l'ombre des marques et sont de celèbres inconnus. Petit hommage à Jean-marc Salemi, donc.

D'accord c'est du copinage, mais j'assume !